L’écrevisse (4): quelques curiosités

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Classé dans : Crustacé autre Mots clés : aucun

QUELQUES NOTES SUPPLÉMENTAIRES :

  • L’écrevisse possède une remarquable habilité à régénérer certaines parties de son corps. Si elle perd un membre ou une pince lors d’un combat ou par accident, elle est capable de le recréer à travers un processus appelé autotomie. Cela lui permet d’assurer un fonctionnement efficace après avoir par exemple enduré une blessure.

  • L’écrevisse adulte la plus petite mesure 2.5 cm de long (Cambarellus diminutus) et est originaire du sud-est des États-Unis d’Amérique.


Cambarellus diminutus

La plus grande des écrevisses (Astacopsis gouldi) se trouve en Tasmanie (Australie) et peut atteindre 40 cm pour un poids maximum de 7 Kg.


Astacopsis gouldi

  • L’élevage d’écrevisses « molles » (soft crawfish) est réalisé dans des serres sur des tables  à couvercle du type ci-dessous :

Parfois, on utilise des tiroirs pour gagner de la place et augmenter la surface d’élevage :


 

D’un point de vue économique, cette façon de commercialiser les écrevisses présente quelques avantages : le retour sur investissement peut être intéressant, mais le budget au départ pour monter l’installation et les soins à procurer sont nettement plus élevés que pour mener un élevage traditionnel en étangs.

Cependant, la régulation (ou normes sanitaires) est généralement plus stricte pour la commercialisation d’écrevisses qui viennent de muer, car elles sont beaucoup plus vulnérables aux agents pathogènes (absence de carapace protectrice dure). C’est la raison pour laquelle on les congèle sans tarder afin de les protéger lors de l’acheminement vers la clientèle.

  • Écrevisses exhibant leur agressivité:

 
 

  • Quelques enregistrements numériques :

  • Enfin, à Madagascar, l’espèce d’écrevisse marbrée est entièrement femelle et peut se reproduire sans copulation (réf. l'article de btlv ci-après) Ce type de crustacé cloné est devenue une espèce dominante.

Écrevisse marbrée

[L'article ci-dessous provient de Noémie, btlv.fr/source Nature Ecology and Evolution daté du 8 février 2018;

source: l'article de Science-et-vie.com intitulé "Écrevisse marbrée : l'irrésistible ascension d'un clone"

- Née d'un “accident” en aquarium, elle a colonisé une multitude de milieux. Autre surprise: tous les

spécimens ont le même génome ! Or, un clone ne peut pas, en théorie, être un colonisateur.

Alexanddra Pihen (prix 2022 de l’Association des journalistes scientifiques de la presse  d’information)

s'est penchée sur ce paradoxe évolutif]

       ÉCREVISSE MARBREE : une espèce composée uniquement de femelles

       Les individus proviennent d’une seule et même écrevisse, apparue il y a une trentaine d’années dans un

       aquarium en Allemagne.

       Cette écrevisse marbrée, aussi appelée Procambarus virginalis, aurait pourtant été procréée par un mâle et

       une femelle de l’espèce Procambarus fallax. L’un des deux parents a dû lui transmettre un gamète (ovule ou

       spermatozoïde) avec deux jeux de chromosomes au lieu d’un seul, qui s’est ensuite associé avec un gamète

       normal. L’écrevisse qui est née était donc triploïde (AA’B) et avait une grande capacité d’adaptation. Autre

       particularité, elle n’a pas besoin de mâles pour se reproduire. Chaque année, l’écrevisse pond une centaine

      d’œufs, uniquement des femelles. Il arrive que l’espèce s’accouple avec des mâles, mais aucune descendance

      n’a été procréée.

          AVANTAGE OU INCONVÉNIENT

       Des scientifiques ont réussi à séquencer l’ADN de plusieurs écrevisses marbrées et ils ont fait une découverte

       intéressante. Ce sont des clones. Frank Lyko, un des auteurs des travaux publiés dans "Nature Ecology and

       Evolution" explique que « nous n’avons pu détecter que quelques centaines de variantes dans un génome plus

       grand que le génome humain. C’est un nombre incroyablement petit. » Étant toutes des clones, les écrevisses

       peuvent servir de modèles pour tester des traitements contre les cancers, ce qui intéresse grandement les

       chercheurs. En revanche, ces écrevisses menacent les écosystèmes dans lesquels elles ont été introduites,

       comme c’est le cas à Madagascar.

 

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