AQUIDEAS

Huîtres & Crevettes

Une approche prudente

Rédigé par Aquideas Aucun commentaire

Monter un business, qui plus est en aquaculture, n’est pas toujours une évidence.

Quelles sont les clés pour une bonne mise en route ?

Les quelques astuces qui suivent vous aideront à l'établir de manière plus durable.

 

(1) Ayez un minimum de connaissances techniques

 

Si vous n’avez pas eu la chance d’avoir d’anciennes générations pour vous éduquer dans votre activité, un intérêt ou peut-être une passion peut vous pousser vers la spécialisation. Il n’est pas nécessaire d’étudier longuement pour pouvoir s’en sortir, mais une éducation académique (plus formelle) peut vous donner quelques armes supplémentaires pour vous perfectionner.

 

Avec ces connaissances, il serait aussi louable par la suite de pouvoir en transmettre une partie à ceux et celles qui s'y intéressent et qui n'ont pas eu la chance d'être formés en biologie marine. Ainsi, lorsque vous vous adressez à la clientèle, utilisez un langage simple (ce que l'on appelle communément "vulgarisation"), car cela aide à la compréhension pour les non initiés. Une communication sociale gratuite - si minime soit-elle - concernant la valeur des produits offerts sera toujours appréciée par ceux qui s'adressent à vous ...surtout les gastronomes qui recherchent les spécialités du terroir. Votre auditoire réalisera ainsi que vous n’êtes pas seulement un simple commerçant !

 

(2) Possédez un minimum de ressources personnelles

 

Lorsqu’on est plus jeune, on a souvent de bonnes idées et la volonté pour les réaliser. Ceux qui possèdent déjà des fonds propres peuvent s’y engager. C’est généralement préférable pour ne pas être dépendant d’un tiers. Ainsi, leur succès dépendra essentiellement de la façon dont ils conduiront leur entreprise, de l’environnement favorable qui les accueillera et des opportunités qui se présenteront parfois à eux.

 

Qu’on se le dise, « oser » c’est prendre des risques ...qui néanmoins doivent être en partie préalablement évalués! Mais celui qui sait sauter dans l'un des wagons d’un train en marche ...a beaucoup de chance d’y arriver ! Cependant, des opportunités n'apparaîtront qu'une seule fois dans votre vie et lorsque l’âge avance, on réfléchit différemment et pèse un peu plus les risques (...et si on échouait) ...ce qui freine considérablement l'élan pour se lancer dans l'aventure!

 

Dans la plupart des cas, on ne possède pas les fonds requis pour l'investissement de démarrage. Il faut donc recourir à un prêteur individuel (membre de la famille, professionnel) ou une institution financière (banque, association de micro-crédits, coopérative ou société solidaire). Moyennant étude préalable de votre projet, l'une de ces entités pourrait vous avancer une partie de ces sommes requises.

 

Dans cette seconde alternative, il est important de bien analyser vos remboursements (capital emprunté, intérêts proposés) sur le long terme. Restez raisonnable en ce qui concerne le montant de l'emprunt, même s'il vous paraît intéressant. Si vous êtes « crédible » aux yeux de votre interlocuteur, sachez que les banques chercheront toujours a faire un maximum de profit sur votre dos (c’est leur business). Les trois autres institutions ci-dessus mentionnées sont beaucoup plus tolérantes (flexibles), mais demandent également des garanties. En particulier, les entreprises/associations "solidaires" (si vous rentrez dans leur canevas) sont beaucoup plus humaines et vous proposeront des emprunts à intérêts très bas (voir à taux 0%) et un minimum de charges, mais chez eux l’entraide est de rigueur !

 

Quelques outils didactiques peuvent également vous aider à construire et approcher tous ces prêteurs. Parmi ceux-ci, il y a des options intéressantes :

 

- Réaliser une formation supplémentaire orientée vers l’économie, le commerce et/ou la comptabilité ...en plus de votre formation basique - cela vous évitera de commettre quelques erreurs;

 

- Consulter plusieurs professionnels et des gens d'expériences dans votre spécialité - cela donne des idées souvent plus claires et parfois plus réalistes;

 

- Se renseigner très tôt sur le coût global de votre installation (terrain, building, machines/engins, outils/équipement) pour pouvoir démarrer et faire fonctionner votre activité - l'estimation de ces fonds est essentielle dans ce genre d'investissement;

 

- Appliquer quelques outils de pilotage tels que certains logiciels de projection qui traitent la « gestion » de projets (project management), les bilans comptables (rentrées & dépenses; cost & rate of return) ainsi que les nombreuses applications liées à votre orientation.

 

En aquaculture et dans le secteur des pêches, certaines institutions nationales et étrangères offrent bien des alternatives sur la simulation d'élevage de poissons, crustacés et mollusques marins d’intérêt commercial, sur le calcul de leurs rations alimentaires (AQUIDEAS privilégie néanmoins une production "en équilibre" avec la nature environnante), sur l’influence du type d'élevage envisagé (bassins, raceways, étangs, lacs, cages) pour la rentabilité, et quelques autres aspects du business. Ce ne sont là que quelques exemples pour se faire une meilleure idée sur vos projections à moyen et long termes - dans toutes vos démarches, ces détails seront sûrement appréciés par votre créancier potentiel.

 

(3) Choisir le bon endroit pour produire

 

Pour être capable d'obtenir de bons produits, certaines conditions indispensables doivent être réunies. L’une des plus importantes est le choix du lieu où vous comptez vous établir, car il vous sera ensuite plus difficile de vous rétracter après s'y être engagé.

 

- Il vous faut d’abord un accès facile (comme une route asphaltée) pour pouvoir sortir rapidement vos produits, mais aussi pour que votre clientèle puisse se rendre aisément à la ferme ;

 

- Il faut également considérer les facilités qui vous sont offertes telles que l'apport d'électricité (ou toute solution alternative), le raccordement au réseau téléphonique, ainsi que la distribution d'eau potable ;

 

- Il faut surtout que le type de terroir choisi puisse produire dans de bonnes conditions : une prospection visuelle des terrains proposés s’impose et sert à comparer (différencier) les potentialités productrices liées aux caractéristiques du substrat sur lequel la ferme se développera.

 

Dans le cas d'AQUIDEAS, nous avions observé que Badauge sur Marennes possédait une glaise très spéciale sur laquelle nous devinions (de par nos formations et expériences) qu'il était possible d'obtenir de beaux produits. Nous savions également qu'une production plus "naturelle" (avec de faibles densités pour les animaux) pouvait se développer en équilibre avec la nature aquatique environnante ...sans devoir l’épuiser ou l’abîmer ! L'important était (et l'est toujours) que les gambas et huîtres puissent se suffirent en alimentation avec ce que les étangs pouvaient leurs offrir "naturellement". De fait après consultation, plusieurs anciens affineurs (ayant de "bonnes" expériences) nous avaient confirmé la valeur "qualitative" de ce terroir particulier pour l’obtention d'excellentes huîtres sur le long terme ...comme on parvenait à le faire au début de ce siècle !

 

(4) Tenir compte de la légalité dans toutes vos réalisations

 

Informez-vous sur les procédures à suivre pour être en ordre avec la loi. Contactez le secteur public qui vous incombe : responsable économique à la mairie, section professionnelle régionale, services vétérinaires, notaire, etc. Il y a toujours des obligations et certaines sommes à s’acquitter auprès des caisses de l’état pour pouvoir initier une activité privée. Faites également attention à certains ministères (agriculture, aménagement, environnement) qui ont un droit de regard et chercheront toujours à protéger le contexte dans lequel vous compter vous développer.

 

(5) S'orienter vers une production plus « naturelle »

 

Cela implique évidemment certaines connaissances et ...beaucoup d’observation. Dans une même région et sur une même commune, il y a des terrains plus propices qui peuvent fournir une alimentation naturelle plus intéressante d'un point de vue qualitatif.

Si vous prenez le secteur viticole dans une vallée, on fait souvent des raisins sur les deux versants. Toutefois, les taux d’ensoleillement ne sont pas toujours les mêmes et parfois la composition des sols diffère énormément. Pourtant les vins qui y sont produits ont la même appellation A.O.C.

En ostréiculture continentale (je ne parle pas des "parcs en mer"), les claires (étangs) varient également beaucoup selon leur situation géographique : un terrain plus rocheux ne peut en aucun cas produire de belles « pousses » (huîtres affinées longuement) ; une vase brune-jaune est généralement plus pauvre ; un substrat ferrugineux (rouge oxyde) ne permet pas un affinage optimum. Par contre, un substrat composé de glaise bleu-grise est favorable au développement de toute une chaîne alimentaire aquatique: elle peut donner une micro-flore, puis une micro-faune très intéressante pour le développement d’huîtres et de gambas ...qui sait traiter la nature comme il se doit! En faisant ce constat visuel (sur le terrain, complété d'observations au binoculaire et microscope), vous pouvez parfaitement élever des crustacés SANS devoir passer par des apports externes.

 

Par contre, pour atteindre ce résultat, il est important de ne pas exagérer dans les densités de vos animaux. AQUIDEAS met moins de 2 animaux au m² pour bien souvent se retrouver avec une seule crevette par m2 en fin de croissance. Il faut donc une plus grande surface d’exploitation pour pouvoir « survivre » en terme de production. Mais en mettant moins d’animaux, vous leurs permettrez de se suffire avec ce que la nature peut offrir ...SANS devoir fertiliser artificiellement et SANS compléter par des aliments industriels (concentrés, granulés, boulettes extrudées, flocons ou paillettes). En faisant de la sorte, vous obligerez vos crustacés de faire travailler leur musculature pour (entre autres) chercher les petits vers de vase qui sont une source importante de protéines. En conséquence directe, vous obtiendrez des gambas dont la texture de la chair est plus ferme (non farineuse) et attirerez ainsi les gastronomes dont les papilles savent reconnaître ce qui est bon et sain pour la santé !

 

(6) Trouver les bons créneaux pour écouler vos produits

 

Comme mentionné antérieurement, la prospection est vitale. Il faut que vous consacriez du temps (de préférence au début de votre activité) pour trouver des marchés porteurs, découvrir des alternatives de ventes et établir des projections à court et long termes. Pour cela, il vous faut des objectifs clairs. Vous pouvez ainsi vous orienter vers :

 

- les poissonneries ;

- les restaurants ;

- les petits marchés hebdomadaires ;

- les grandes surfaces (supermarchés) ;

- Rungis et autres grossistes ;

- les exportations ;

- les ventes par internet.

 

Parfois, certaines opportunités ponctuelles peuvent compléter vos rentrées ...comme vendre à:

 

- des comités d'entreprise (à des moments spécifiques de l'année);

- des marchés de Noël;

- des brocantes annuelles (beaucoup de villes en organisent);

- des foires et salons professionnels;

- des fêtes organisées par certaines associations (Rotary, Lions clubs, etc.);

- des évènements particuliers.

 

Chacune de ces alternatives offrent des avantages et des inconvénients. A vous de les découvrir !

 

Vous pouvez aussi décider de vendre localement, régionalement ou beaucoup plus loin. Encore une fois, pour chaque option, il y a des atouts et des désavantages. Pesez-les !

 

Enfin, vous pouvez également opter pour la vente en magasin (dans un local bien situé) si vous vous trouvez dans une ville importante ou un zoning commercial. Cependant dans pareil cas, il vous faudra tenir compte des frais supplémentaires concernant la location du lieu (si vous n'en possédez pas un), ainsi que de toutes les charges qui vont avec cette installation. En effet, aux yeux de l'administration, il s'agit d'une nouvelle activité ...avec ses taxes d'enregistrement , son personnel et ses équipements obligatoires.

 

(7) N'oubliez jamais que pour pouvoir "vendre" il faut être "visible"

 

Lorsque vous voulez vendre en direct, repérez les lieux où vous souhaitez le faire.

 

Est-ce une communauté ? Sont-ils intéressés ?

S'agit-il d'un village ? Y a-t-il de la demande ?

Ou, est-ce une ville ? Avec la possibilité d'avoir une clientèle potentielle plus importante ?

Y a-t’il déjà de la concurrence ? Car il faut un minimum d’éthique, même si vous offrez des produits différents.

 

Est-ce un passage suffisamment fréquenté ? Se trouver près d’une boulangerie, avoisinant quelques commerces de proximité ou proche d’un pôle d’attraction sociale ...peut parfois vous faire bénéficier d’une clientèle déjà établie.

 

Mais cet endroit est-il surtout "visible" ? Ce dernier point est particulièrement important, car il faut savoir attirer les passants ...ne fut-ce que visiblement au départ. Les gens commenceront à se dire : « Ah, au moins, là-bas, on peut trouver ce petit marchand de... » ...et un beau jour, ils s’y arrêteront ...soit par curiosité, soit par nécessité ! Observez bien le mouvement des gens, trouvez les endroits fréquentés et parlez à quelques autochtones pour connaître leurs aspirations, leurs souhaits et leur acceptation. Ceci est essentiel pour vous donner plus de chance de pouvoir vendre.

 

Il est aussi un petit détail publicitaire que vous devriez considérer sérieusement : informez vos clients et suscitez l'intérêt des curieux en leurs distribuant spontanément des tracts ou dépliants qui indiquent où et quand vous contacter, comment acheter ou tout simplement par quel biais pour en savoir plus. Informez en quelques points, mais soyez concis. Cette communication mérite d'être soignée ...allez donc à l'essentiel ! Cette démarche vous prendra un peu de temps, de la réflexion et un minimum d'investissement (un ordinateur, une imprimante et quelques feuilles de papier ...à moins que vous ne payiez quelqu'un pour le faire). Cette fiche de référence devra être périodiquement actualisée surtout si vous effectuez des changements (nouveau point de ventes, diversification dans un de vos produits, tarif promotionnel, coordonnées qui changent, etc.).

 

(8) Etre prêt à payer de sa personne pour progresser

 

Tout business de valeur (d'un point de vue "qualitatif") est toujours mené par des gens dynamiques, aimant leur profession (souvent des passionnés) qui se renseignent le plus complètement possible sur tous les aspects de leur activité. Certains d'entre eux pourront ainsi communiquer aux autres sur le comment et pourquoi de ce qu'ils produisent dans le cadre de leur profession comme mentionné au point (1).

 

Le revers de la médaille (ce n'est toutefois pas un problème pour le professionnel convaincu) est qu'il ne faut surtout pas avoir peur de retrousser ses manches et prendre le temps ...parfois beaucoup de temps ...pour se perfectionner! Pour devenir meilleur au fil du temps, il faut constamment s'investir, observer et en déduire, se documenter et s'actualiser, ainsi qu'apprendre de ses erreurs, car celui qui n'apprend pas de ses fautes ne pourra jamais progresser !

 

Il est aussi primordial d'être "discipliné" dans votre façon de procéder pour pouvoir régulariser la production et répondre à une clientèle exigeante.

 

Enfin, donnez-vous un atout supplémentaire : apprenez d'autres langues, surtout celles parlées au niveau international (le français vient après bien d'autres langues utilisées officiellement en relations internationales1). Vous serez peut-être étonné de voir s'ouvrir de nouvelles voies pour vos ventes ...même hebdomadaires ...dans ce pays « francophone » (nous vous parlons d'expérience)! Pouvoir être à même de donner des explications à des clients étrangers - dans leur propre langue - permet souvent de créer un climat de confiance (surtout si vos produits sont bons), de découvrir des mentalités bien différentes à la vôtre (pour pouvoir mieux communiquer) et surtout de vous attirer d'autres natifs de ces pays étrangers en poste pour plusieurs années dans notre pays.

 

9) Pouvoir surmonter les nombreuses embûches qui jalonneront votre parcours

 

Bien des obstacles se dresseront sur votre cheminement. Mais si vous pensez bien faire, ne vous laissez jamais abattre par la difficulté. Il y a toujours une solution dans la plupart des cas.

Parmi les contrariétés les plus communes, vous trouverez:

 

- une hausse constante (souvent injustifiée) sur toutes les obligations générées directement ou indirectement par l’état (taxes, cotisations professionnelles obligatoires, contributions sociales, etc.);

 

- des imprévus qui peuvent parfois déstabiliser quelques entrepreneurs comme les accidents de santé, des problèmes de main d’œuvre ou encore des ventes en berne (dû à plusieurs facteurs comme la diminution du pouvoir d'achat face à une hausse constante du coût de la vie ...bien réelle en ces temps présents);

 

- quelques injonctions provenant d'institutions nationales (pas toujours au courant d'une législation protégeant les petites exploitations enclavées) faisant parfois cas à des dénonciations injustifiées (généralement issues d'individus isolés, envieux ou indélicats);

 

- de nombreux vols sur les fermes et marchés hebdomadaires qui malheureusement sont en recrudescence. Ces actes anti-sociaux peuvent parfois entamer sérieusement votre budget. De plus, la plupart de ces disparitions sont hélas loin d'être une priorité pour les institutions en charge de rechercher les auteurs de ces délits.

 

Ainsi en 2017, notre tracteur a été volé et malgré le procès-verbal officiel, l'inscription au fichier national et des preuves photographiques apportées aux autorités (lors de sa revente sur un site du web très connu), aucune suite n'a eu lieu ...et notre engin a disparu du côté des Pyrénées !

 

Une autre année, ce fût le vol d'un sac-à-main dans la cabine de notre camionnette ...sur un marché lointain. Avec la perte de quelques effets personnels (de valeur) et la caisse du marché antérieur, il a aussi fallu signaler d'urgence (un soir en plein week-end) à la banque la disparition de nos chéquiers!

 

A plusieurs reprises, nous avons aussi constaté la disparition de crevettes dans certains de nos étangs éloignés ...pêchées de nuit à notre insu! Une autre fois, des gambas que nous avions cuites quelques heures plus tôt furent emportées par une fenêtre hors de notre établissement ...Nous pouvions même suivre la trace de ces indélicats ...de par les carapaces et céphalothorax (têtes) laissés derrière eux sur le sol ...sur plusieurs dizaines de mètres à l'extérieur!!!

 

Tout récemment, des filets tendus dans une claire voisine ont disparu au moment du ...déjeuner!

 

Mais sur la ferme, ces délits sont difficilement contrôlables, car notre secteur est déclaré "zone environnementale protégée" avec l'interdiction d'y établir (construire) son domicile ...Donc, nous n'avons pas la possibilité de veiller nous-mêmes sur la sécurité de nos biens professionnels. De plus, la gendarmerie et la police locales ne s'aventurent que très rarement sur notre secteur ...leurs services de vigilance n'étant pas autorisés durant ces heures plus obscures!! Enfin, la majorité des systèmes de surveillance proposés dans le commerce (à moins de dépenser des fortunes ...ce qui est hors de portée pour les petites structures comme la nôtre) sont de moins en moins efficaces contre des voleurs qui trouvent toujours le moyen de les contourner!

 

Force est de constater que la plupart de ces vols n'ont été et ne seront jamais élucidés sous prétexte qu'il n'y a pas suffisamment de moyens matériels, par manque de personnel pour interpeller ou tout simplement par absence de volonté politique ...car ces méfaits viennent après bien d'autres incivilités! Nous ne restons malheureusement que des "statistiques" nationales ...avec à la clé des pertes pour nos exploitations !

 

- Enfin comme en agriculture, il faut parfois faire face à des phénomènes climatiques inhabituels, comme des catastrophes naturelles ...malheureusement, de plus en plus fréquentes. Une année, vous parvenez à produire correctement, l'année suivante c'est tout le contraire ...et vous vous demandez alors comment arriver à son équilibre monétaire (rentrées versus dépenses)!

 

Ainsi en 2010, notre ferme a été complètement recouverte par les inondations côtières de la mer ...sur une hauteur d'1m30 (au-dessus des murs de nos étangs). Notre établissement ostréicole n'était plus qu'une grande piscine où appareils de refroidissement (pour l'eau de mer), résistances électriques, congélateurs et autres équipements ...flottaient et s'entremêlaient ...irrémédiablement hors d'usage dû à cette eau salée hautement corrosive. A l'extérieur, du matériel de travail a été emporté par les flots (jamais retrouvé) et tracteur et pelleteuse ont subi des dégâts d'infiltration saline. Il a fallu se reconstruire ...avec beaucoup de patience, car ni les assurances, ni l'état n'ont été et ne seront d'un grand secours!

 

Voyez-vous, il faut être parfois bien "blindé" pour faire face à toutes ces injustices ! Mais cela ne doit pourtant pas vous empêcher de réagir pour progresser. Un entrepreneur responsable se doit d'avoir constamment une approche "positive" pour être capable de surpasser l'adversité!

 

10) Enfin, avoir l’humilité de se remettre constamment en question

 

Un dernier conseil pour la survie de votre activité aquicole (ou aquacole): la société évolue, le commerce fluctue et les habitudes changent. Adaptez-vous à tout ces changements: c'est capital pour votre survie ! Observez autour de vous: y a-t'il des nouveaux venus dans votre propre activité ?

Quelle est l'évolution des prix ? Cela ne veut pas dire ...bradez les vôtres! Non, si vous offrez de la « qualité », maintenez-les, mais il faudra peut-être se résoudre à geler momentanément vos tarifs.

Ne perdez pas de vue qu’il y aura toujours des gastronomes qui rechercheront vos produits s’ils sont bons !

 

Et n'oubliez jamais que...

 

...Rien ne sert de produire, si vous ne savez pas vendre !

                                                              Bonne chance.

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1Si vous consultez les principales références internationales (pas seulement françaises; statistiques de 2018), les langues les plus parlées dans le monde (natives et d’usage en communications internationales) sont dans l'ordre d'importance: 1 = Chinois (Mandarin; beaucoup s'y mettent, car le marché est énorme afin de pouvoir ouvrir des échanges économiques nouveaux) 2 = Espagnol (qui passe en 2018 devant l'anglais ; Espagne, Amérique Latine) 3 = Anglais ... 4 (ou 5, suivant les sources) = Arabe (très important dans les échanges commerciaux) ... puis, vient le Portugais (Portugal, Brésil, Angola, Mozambique, Îles du Cap Vert, etc.) ...ensuite, le Russe, l'Allemand et ...seulement (selon la provenance) en 9ième jusqu'à la 18ième position, le Français (en nette régression; France + ex-colonies).

 

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